Affecté le 27 juin 2010, en qualité de chef de projet « appui à la sécurité intérieure » du BENIN, j’ai succédé au Lieutenant Colonel GLEYZON qui avait occupé ce poste pendant 2 ans.
Je suis implanté à PORTO-NOVO auprès du directeur général de la gendarmerie nationale, le général de brigade SEMEGAN. Avec les deux coopérants français en postes permanents au CCPJ, nous formons une petite colonie française au cœur d’une ville africaine, riche en couleurs et en traditions locales.
La capitale politique du pays a conservé le charme désuet des anciennes villes coloniales. La vie y est particulièrement agréable.
Dans le cadre du projet que je conduis, je suis amené à moderniser l’outil de travail de la gendarmerie nationale et à satisfaire des besoins opérationnels. Je travaille en liaison étroite avec la direction de l’organisation et de l’emploi (DOE), la direction de la logistique (DLOG) et l’inspection technique.
Les contacts quotidiens avec les commandants opérationnels me permettent d’apprécier l’efficacité d’une institution qui s’est beaucoup inspirée du modèle français. L’organisation de la gendarmerie béninoise est identique de celle de sa grande sœur : on y retrouve les mêmes appellations d’unités et les mêmes structures de commandements, à quelques exceptions près. Par ailleurs, beaucoup de cadres ont été formés dans les écoles militaires de St CYR-COEQUIDAN, de MELUN ou de BOURGES. La qualité des échanges en est donc facilitée.
Le projet dont j’ai la responsabilité est défini en partenariat avec la partie béninoise. Il vise à améliorer les capacités de commandement, d’organisation et de contrôle de la DGGN afin de permettre de lutter plus efficacement contre l’insécurité sous toutes ses formes (délinquance nationale et transnationale, sécurité et ordres publics, grands rassemblements de personnes …). Cette année un centre de renseignement et d’opérations (CROGEND) en charge du recueil, de l’exploitation et de la diffusion du renseignement a été mis en place, avec des fonds français. Cet outil s’inscrit dans une logique opérationnelle rendue d’autant plus nécessaire que le développement des vecteurs modernes de communication impose d’informer en temps réel les autorités gouvernementales.
Un important chantier sera initié en 2011, puisqu’il est question de créer une structure dédiée à la police judiciaire au sein de la direction générale. La mise en place d’un service spécialisé dans le domaine de la PJ sera un atout indéniable pour la réussite des enquêtes judiciaires. Elle constituera le prolongement opérationnel du CCPJ, et sera de nature à promouvoir le modèle de sécurité français. Un beau projet en perspective !


