Axe d’effort prioritaire du projet, les préparations aux concours d’admission aux écoles d’état-major et aux écoles de guerre ont renforcé cette année encore, leur ancrage au sein du parcours professionnel des officiers des trois armées et de la gendarmerie des FAB.
Objet de toutes les attentions du haut commandement militaire béninois, ces deux cycles de préparations distincts ont été totalement adoptés par les officiers et suscitent même une adhésion active, voire un engouement certain, de la part de la plus grande majorité des candidats.
Cette année, la préparation au concours des EEM s’est articulée en trois périodes bloquées d’une semaine, réparties d’octobre 2010 à janvier 2011. Quatre instructeurs béninois se sont répartis les matières retenues pour le concours, à savoir : culture générale et connaissances militaires, anglais, topographie et analyse. Les douze candidats inscrits ont composé les 9 et 10 février dans la salle du BEMS à Cotonou. En fonction de leurs résultats et du nombre de places disponibles, ils seront répartis dans les écoles d’état-major étrangères ou dans l’école nationale à vocation régionale (ENVR) de Libreville. En effet, le Bénin n’organise une scolarité d’état-major en national qu’une année sur deux (scolarité en cours en 2010-2011) à l’école nationale supérieure des armées (ENSA) de Porto-Novo.
La préparation au concours des écoles de guerre s’est quand à elle déroulée du début du mois de septembre 2010 au milieu du mois de février 2011. Aussi, sans réduire le volume horaire total, les huit périodes bloquées d’une semaine de ce cycle ont été rapprochées afin de répondre aux contraintes de disponibilité imposées aux officiers durant la période électorale nationale (de fin février à fin avril). Ainsi, les 16 et 17 février dans la salle BEMS à Cotonou, vingt-deux candidats ont pris part aux épreuves écrites comprenant quatre matières : culture générale (3h), synthèse (5h), tactique (5h) et logistique (3h). Les épreuves d’admission composées d’un grand oral de culture générale (45min) et d’une note d’aptitude viendront, début mai, clore ce concours. Ensuite, selon le nombre de places offertes au Bénin, les meilleurs officiers issus de cette sélection iront suivre une scolarité d’une année à l’étranger (traditionnellement en France, Belgique, Maroc, Cameroun, Chine, Nigeria…) pour y être brevetés. Il est raisonnable d’envisager qu’une petite dizaine de candidats pourrait être désignée.
Cette préparation et ce concours sont entièrement organisés et conduits par le BEMS composés de son chef (un officier béninois), du coopérant militaire français et d’un à deux vacataires, officiers béninois en charge d’une matière (logistique par exemple) ou de certaines corrections. Cette année et pour la première fois, un cycle de conférences a permis de recevoir d’une part, les attachés de Défense français, belge et nigérien, et d’autre part, d’accueillir le Médiateur de la République du Bénin ainsi que le Président de la cour constitutionnelle.

