
Cette mission de volontariat m’a également donné envie de poursuivre ma carrière professionnelle dans la coopération en tant qu’assistant technique dans des domaines tels que la diffusion de la langue française et de la francophonie, la formation de formateurs de français, la mise en place de projets pédagogiques pour promouvoir l’apprentissage de la langue française dans le monde.
2. Quelles sont vos activités au Bénin ?
Dans le cadre de ma mission de volontariat international, j’occupe les fonctions de chargée de mission pédagogique. J’assure un appui technique au CEBELAE : accompagnement et appropriation des outils multimédias pour l’apprentissage du Français langue étrangère (FLE).

Mes missions sont les suivantes :
développement du dispositif de formation et d’autoformation pour l’enseignement/apprentissage du français ;
création d’outils multimédias pour l’apprentissage du français ;
accompagnement des enseignants de français à l’appropriation des outils multimédia ;
sensibilisation des apprenants de FLE à l’utilisation des nouvelles technologies ;
formation des professeurs de FLE du Réseau des centres de FLE d’Afrique (RECFLEA)
En collaboration avec le Service de coopération et d’action culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France du Bénin, je participe également à la coordination du dispositif de formation d’enseignants de français dans le cadre du développement de l’offre de cours de l’Institut français du Bénin.
J’ai également coordonné la mise en place d’un projet pédagogique dans le cadre de la semaine de la langue française et de la francophonie au CEBELAE.
3. Quelles sont vos impressions personnelles sur la vie au Bénin, la société béninoise ?
Le Bénin est ma première expérience en Afrique, le dépaysement était donc total à mon arrivée. Cotonou est une ville très étendue, où se côtoient de nombreuses ethnies béninoises même si une majorité de la population parle le fon. Il faut s’habituer aux enfants qui crient en chantant avec un grand sourire « yovo ! » (blanc en fon) à notre passage et au moyen de transport : le zemidjan (mototaxi) qui vous secoue dans les vons (voies) non pavées et vous amène à l’autre bout de la ville pour 300 FCFA.

J’ai eu l’occasion de découvrir le pays en suivant les circuits touristiques mais aussi plus en profondeur. J’ai découvert une société béninoise contrastée, riche culturellement et spirituellement.
Le pays, à l’image de ses habitants, ne révèle ses ressources qu’à ceux qui savent regarder au-delà des apparences, comme les signes vaudous sur les arbres sacrés...
