

« REFS » (Recherche en Entomologie, Formation et Stratégies de prévention : le cas du paludisme et de la trypanosomiase humaine africaine) est un projet de formation et de recherche conjoint entre 4 instituts d’Afrique occidentale [deux instituts régionaux : l’Institut Régional de Santé Publique de Ouidah (IRSP) et le Centre International de Recherche-Développement sur l’Elevage en zones Subhumides (CIRDES) et deux instituts nationaux au Bénin : le Centre de Recherche Entomologique de Cotonou (CREC) et l’Institut des Sciences Biomédicales Appliquées (ISBA)], l’IRD, la Coopération française et les Programmes Nationaux de Lutte contre le paludisme au Bénin et contre la trypanosomiase humaine africaine (THA) au Burkina Faso et en Guinée Conakry.
La pertinence et l’originalité du projet REFS se traduisent par l’intégration de deux approches : la recherche en prévention associée à la formation par des stages de terrain pratiqués dans une même zone d’intervention. Par ailleurs les programmes nationaux de lutte sont à l’interface entre les partenaires chercheurs du Nord et du Sud et la coordination du projet.
Le projet a démarré en 2007 pour une durée de 3 ans.
Son objectif principal vise à :
Mener des recherches opérationnelles en vue de proposer aux programmes nationaux des stratégies de lutte plus efficaces contre le paludisme et la THA, et profiter de ces recherches pour former des cadres entomologistes à même de pérenniser les actions de lutte.
Ses objectifs spécifiques se déclinent à travers cinq composantes :
1. Le soutien au Master International en Entomologie Médicale et Vétérinaire (MIE)
2. La recherche sur la gestion de la résistance aux insecticides utilisés dans la lutte antivectorielle contre le paludisme
3. L’étude de l’impact des Traitements Préventifs Intermittents sur le paludisme pendant la grossesse et chez le nouveau-né
4. La surveillance de la THA en Afrique de l’Ouest
5. La coordination du projet.
Son support financier est important :
Le budget global s’élève à 4 794 000 Euros. Y contribuent le MAE pour un montant de 2,3 millions d’Euros ainsi que l’IRD pour un montant de 2,129 millions d’Euros. Cette contribution du MAE a eu un effet levier sur d’autres financements venant de partenaires locaux et internationaux (OMS/AFRO, OMS/TDR, Industries). Le montage financier s’articule autour de deux enveloppes. La première enveloppe d’un montant de 1 473 000 Euros est gérée par le SCAC de Cotonou. Elle comprend les prestations de service des quatre instituts partenaires qui ont fait l’objet de conventions spécifiques avec l’Ambassade de France à Cotonou. La seconde enveloppe d’un montant de 527 000 € gérée par l’IRD est destinée à l’achat de gros équipement, de consommables de laboratoire (que l’on ne peut acheter localement), de missions et d’évaluations.
Le projet a en perspectives :
1. d’apporter une valeur ajoutée aux PNL par l’appropriation des résultats, l’application à d’autres maladies à vecteurs, un personnel qualifié (entomologie) et le développement d’un réseau régional,
2. d’avoir un impact sur la pauvreté et sur l’intégration de la femme et le co-développement,
3. de permettre le transfert des compétences au niveau local et régional,
4. de pérenniser ses effets à travers des programmes soutenus par des fonds internationaux.
