La cybercriminalité au Bénin

La « cybercriminalité » au Bénin se caractérise essentiellement par des escroqueries qui sont commises par des internautes à partir de « cybercafés ».

Mode opératoire

Des offres de vente très diverses (véhicules, appareils électroménagers, animaux, téléphones portables, métaux,..), des propositions de prêts (voire des dons) sont diffusées sur des sites spécialisés à des conditions très avantageuses.

Les annonceurs sont contactés par des clients appâtés par la réalisation de bonnes affaires, auxquels il est demandé de transférer des sommes par des sociétés de transfert d’argent.

Théoriquement protégés par un code composé d’une question et d’une réponse, les virements effectués ne devraient pouvoir être débloqués, en principe, qu’à la réception de la marchandise.

En réalité, les escrocs parviennent à encaisser les versements à l’un des guichets du réseau béninois des sociétés de transfert d’argent, avec ou sans la réponse à la question, et sans présenter une pièce d’identité.

Les acheteurs, las d’attendre la livraison, sont parfois informés par des comparses des escrocs de l’existence de prétendues difficultés locales d’acheminement. Ces complices, se faisant passer pour des douaniers, des expéditeurs ou des juristes, précisent que la commande est prête au départ mais que des frais (douanes, transport,...) sont à régler pour déclencher son envoi. La réalisation de ces nouveaux versements demeure sans effet puis l’annonceur ne donne plus signe de vie.

Constat

En l’état actuel des choses, les forces de sécurité béninoises ne sont pas en mesure de lutter efficacement contre ce type de délinquance, pour diverses raisons : peu de plaintes depuis la France (via le Procureur de la République), absence de moyens de surveillance informatique et téléphonique, inexistence du recensement des abonnés à la téléphonie mobile, pas d’office central, autres priorités d’action, effectif insuffisant et manque d’enquêteurs spécialisés.

Conseils aux internautes

De façon générale, il est recommandé de ne pas effectuer de versement dès lors qu’il existe le moindre doute.

Avant de conclure la moindre transaction, il est vivement recommandé de se renseigner sur l’existence au Bénin du fournisseur, soit auprès du Ministère de l’Industrie et du Commerce extérieur : BP 363- Cotonou (Bénin), Tél : +229 21.31.52.67, soit sur des annuaires internationaux en ligne.

Des renseignements complémentaires peuvent être éventuellement demandés par courriel au consulat de France à Cotonou : consulat.cotonou-fslt@diplomatie.gouv.fr ou au Service de coopération technique internationale de police : sctip.cotonou-amba@diplomatie.fr, en précisant que ces deux entités n’ont aucune compétence pour recevoir des plaintes et conduire des enquêtes au Bénin.

Les plaintes peuvent être formulées en France auprès de tout commissariat de police ou de toute brigade de gendarmerie ou du Procureur de la République près le Tribunal de grande instance du lieu de domicile. Au Bénin, elles peuvent être transmises à Monsieur le Procureur de la République - tribunal de 1ère instance - BP 395- Cotonou (Bénin).

Voir aussi le site du Ministère français de l’Intérieur : http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/votre_securite/internet/cybercriminalite

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Dépliant escroqueries


Des adresses et un numéro de téléphone utiles :

- Plateforme d’harmonisation, d’analyse, de recoupement et d’orientation des signalements (PHAROS) www.internet-signalement.gouv.fr : a pour mission de recueillir, traiter et rediriger vers les services compétents en France ou à l’étranger les traitements des particuliers et des fournisseurs d’accès. Elle permet aux internautes de signaler les contenus ou les comportements présumés illicites au regard du droit pénal, quel que soit le type d’infraction. En 2011, 101.171 signalements de contenus illicites ont été traités, contre 77.646 en 2010, soit une augmentation de 30%.

- Plateforme téléphonique d’information et de prévention des escroqueries sur internet  : destinée aux victimes ou potentielles victimes d’escroqueries, qui peuvent recevoir des conseils en termes d’information et de prévention. Elle reçoit en moyenne 2200 appels par mois.

Info-escroqueries 08 11 02 02 17 (numéro en France)

- Pour le spam : https://www.signal-spam.fr

- Pour les pages de hameçonnage : http://www.phishing-initiative.com

Dernière modification : 01/02/2013

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