"L’Aube nouvelle", hymne national béninois

L’histoire

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L’Aube Nouvelle est l’hymne national du Bénin. Il a été écrit et composé par l’Abbé Gilbert Jean Dagnon et adopté à l’indépendance de la République du Dahomey en 1960.
Quand en 1975 le Dahomey a été rebaptisé en République populaire du Bénin, l’hymne national a été conservé, mais les occurrences des mots "Dahomey" et "Dahoméen" ont été remplacées dans le texte, respectivement, par "Bénin" et "Béninois", ce qui explique que certains de ces alexandrins comptent à présent onze syllabes.

L’auteur : l’Abbé Gilbert Jean Dagnon

Né le mercredi 18 août 1926, celui qui deviendra le Révérend Père Gilbert Dagnon commence sa formation au sacerdoce de janvier 1939 à décembre 1940 chez les petits clercs à Ouidah, avant d’être admis au Petit Séminaire Sainte Jeanne d’Arc de la cité en 1941.

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Après avoir suivi des études de philosophie et de théologie, il est élevé à la dignité sacerdotale le 10 juillet 1955 par Mgr Louis Parisot puis devient vicaire de la cathédrale de Porto-Novo jusqu’en 1960.
C’est cette année là qu’il compose et écrit les paroles de l’Aube nouvelle, choisi comme hymne national du Dahomey, future République du Bénin (en 1975). Le président de l’Assemblée nationale félicite alors l’Abbé Gilbert Jean Dagnon pour sa « preuve de tact et de conscience dans la poésie qui forme cet hymne ».
Au début des années 1960, l’auteur vit en France afin d’y étudier les mathématiques et de cultiver son amour pour la musique, la poésie et l’art dramatique. Il écrit quelques pièces, compose sept autres hymnes avant de revenir, cette fois comme enseignant puis Recteur, au Petit Séminaire Sainte Jeanne d’Arc de Ouidah jusqu’en 1974.
Il rejoint alors Cotonou et la Cathédrale Notre dame de Miséricorde où il officie en tant que curé jusqu’en 1992 puis la Paroisse Saint Jean Baptiste jusqu’au 10 juillet 2005, date de sa retraite.
Celui qui a également été, au cours de son ministère fécond, Supérieur ecclésiastique des Sœurs Oblates Catéchistes Petites Servantes des Pauvres (OCPSP), Directeur des Œuvres pontificales et missionnaires, et fondateur de plusieurs familles religieuses (Frères de Jésus-Christ, Filles de padre Pio) et qui était connu des Béninois comme un grand exorciste, s’est éteint le 14 juin 2012 à Cotonou.

Les paroles

1er couplet
Jadis à son appel, nos aïeux, sans faiblesse
Ont su avec courage, ardeur, pleins d’allégresse
Livrer au prix du sang des combats éclatants
Accourez vous aussi, bâtisseurs du présent,
Plus forts dans l’unité, chaque jour à la tâche,
Pour la postérité, construisez sans relâche.

Refrain
Enfants du Bénin debout !
La liberté d’un cri sonore
Chante aux premiers feux de l’aurore
Enfants du Bénin, debout !

2
Quand partout souffle un vent de colère et de haine
Béninois, sois fier, et d’une âme sereine,
Confiant dans l’avenir, regarde ton drapeau
Dans le vert tu liras l’espoir du renouveau ;
De tes aïeux le rouge évoque le courage ;
Des plus riches trésors le jaune est le présage.

3
Tes monts ensoleillés, tes palmiers, ta verdure,
Cher Bénin, partout font ta vive parure.
Ton sol offre à chacun la richesse des fruits.
Bénin, désormais que tes fils tous unis,
D’un fraternel élan partagent l’espérance.
De te voir à jamais heureux dans l’abondance.

Dernière modification : 24/07/2012

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