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Jessica Oublié, assistante technique Francophonie

Entretien avec Jessica Oublié, assistante technique, conseillère du Secrétaire général de la Commission nationale permanente de la Francophonie

Bonjour Jessica,

Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

Âgée de 28 ans, j’ai suivi des études de gestion de projets culturels et d’histoire de l’art qui m’ont amenée à travailler en galerie, en musée, avec des artistes et pour une revue artistique. En février 2008, j’ai été recrutée au sein de l’Alliance française de Bangui, en Centrafrique, comme chargée de programmation culturelle. J’ai alors découvert avec grand intérêt le réseau culturel français à l’étranger, le monde de l’expatriation, la collaboration avec une ambassade, la part de l’interculturel dans le travail d’un agent du Ministère des affaires étrangères et européennes (MAEE). Ce qui m’a le plus séduite en tant que volontaire internationale, c’était la pluralité des missions, le travail de terrain, les relations avec les différents partenaires locaux et français, une réelle autonomie d’action et une forte responsabilisation. Il était difficile après une telle expérience de ne pas repartir ailleurs et tout de suite pour d’autres fonctions...

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Quelles sont vos activités au Bénin ?

Assistante technique au Bénin depuis septembre 2010, j’occupe le poste de conseillère du Secrétaire général de la Commission nationale permanente de la Francophonie (CNPF). Basée au sein d’une équipe de vingt personnes, j’ai une totale liberté d’action et travaille sur plusieurs dossiers dans des domaines d’intervention extrêmement diversifiés. Mon rôle consiste avant tout à informer et à appuyer le Secrétaire général de la CNPF dans des domaines aussi vastes que :

  1. les relations entre la France et le Bénin en matière de coopération culturelle, linguistique et décentralisée,
  2. les politiques linguistique et éducative financées par le MAEE, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) en Afrique francophone,
  3. les possibilités de valorisation de la jeunesse béninoise sur la scène internationale et particulièrement lors des grands rassemblements francophones,
  4. le soutien à apporter aux initiatives issues des acteurs de la société civile.
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Pour le compte de l’Ambassade de France, je coordonne de nombreux projets comme la Semaine de la langue française et de la Francophonie, des concours de promotion de la langue française en milieu scolaire, des formations en gestion de projets culturels et ingénierie de la formation et d’autres événements ponctuels (Semaine du développement durable, débat sur les musées, etc.).

Par ailleurs, depuis 2010, j’ai entrepris un plan de reconversion professionnelle. J’ai obtenu en janvier 2012 le diplôme d’aptitude au management des organismes culturel et éducatif délivré par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Paris et suis actuellement des études de Français langue étrangère (FLE). Après ce poste à la CNPF, je souhaiterais tout d’abord poursuivre ma carrière professionnelle comme attachée de coopération au sein d’une ambassade et plus tard comme directrice d’un Institut français.

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Quelles sont vos impressions sur la vie au Bénin ?

Le Bénin est un pays particulièrement intéressant pour sa diversité linguistique et culturelle. Plus d’une cinquantaine de langues vernaculaires, les unes plus imagées que les autres, vivent au côté du français. En tant qu’étranger, on est très rapidement frappé par des expressions comme « Tu as fait un peu ? » traduction littérale du fongbe « A blo kpede a ? » qui signifie « Ta journée s’est bien passée ? Tu as bien travaillé ? » ou encore « Il y a trois jours ! » du fongbe « Azan i aton » comme on dirait « il y a des lustres qu’on s’est vu ! », ou « On est ensemble. » pour dire « On reste en contact. » ou encore « Trop de viande ne gâte pas la sauce. » dixit la vendeuse en servant une bonne assiette de mouton sauce graine.

En tant qu’étranger on est très vite adopté par des « fofos » ou des grands-frères qui après le traditionnel « Mi kwabo » (bonne arrivée) se plaisent à nous prodiguer des conseils pratiques pour bien s’intégrer. La qualité de vie à Cotonou est très bonne. L’offre culturelle y est dense, l’art et l’artisanat ont pignon sur rue, les loisirs sont nombreux, la tradition culinaire béninoise, en particulier l’igname pilé sauce arachide, est excellente et les marqueurs du vodun sont visibles à quelques encablures de Cotonou. Les seuls bémols, la pollution et les nuisances sonores… Rien qu’à Cotonou, on compte près de 150.000 zemidjans (taxis moto) ! Les activités portuaires, les problèmes de trafic liés à la présence des « titans » sur les principaux axes routiers et le train de marchandises particulièrement bruyant peuvent parfois être dérangeants. Mais dans l’ensemble, la vie au Bénin est vraiment agréable.


publié le 12 avril 2012

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